Histoire

[Page à compléter]  Travaux

Fayard

Le Fau

Étymologie du nom

Le Fau, prononcé « Fāou » tire son origine du mot latin fagus qui désigne le hêtre, ou ce que nous appelons plus communément le « fayard ». Le complément « de Peyre », ajouté plus tard au nom du village, provient du fait que le Fau faisait partie de la « Terre de Peyre ».

« Lou Fāou » est un nom de lieu-dit, où s’élevait sur la place publique un « fāou » d’une grandeur et d’une beauté remarquable. Il fallait, dit-on, trois ou quatre hommes se tenant par la main pour en faire le tour. Mais, ce qui est important, c’est bien les dimensions du tronc qui ont conféré à cet arbre une très grande notoriété au point de donner son nom au lieu-dit puis au hameau et pour finir au village devenu au fil des âges paroisse, puis chef lieu de commune.

Au début du XXe siècle, notre fāou était très mal en point. Les dimanches, avant la messe, lorsqu’il faisait chaud, les gens s’y réunissaient et profitaient de son ombre. Un violent coup de vent du midi jeta en 1901 le géant à terre. Il tomba dans le cimetière en direction nord nord-est.

Plus tard, fut érigé à son emplacement, le monuments aux morts de la guerre 14-18.

L’église du Fau est déjà citée en 1109 dans le fameux testament d’Aldebert II.
Sa nef a deux travées, son abside a sept pans, tout en voûte à la romane. Au dessus de l’arc triomphal se dresse les quatre baies du clocher (dont l’une est aveugle) avec deux cloches. Ce clocher ne manque pas d’admirateurs; il doit son panache aux restaurateurs de 1797, qui réparèrent les dégâts de la Révolution.

PAROISSE DU FAU DE PEYRE

Paroisse qui fut dédoublée au 19e siècle de la paroisse de Beauregard. Avant la Révolution, le Fau de Peyre formait un prieuré simple du titre de Saint Martin.

La paroisse était desservie par un curé résidant assisté d’un vicaire. A partir de 1953, il n’y a plus de vicaire et à partir de 2000, départ du dernier curé résidant, elle est desservie par Aumont.

Curés

[Tableau à faire]

Eglise-du-Fau-01

Fau de Peyre Four 1

Le château

Pierre branlante

Entre l’église et le château, une roche branlante continue à branler : mais le château, propriété de la commune, on a détruit, voici quelques années, ses murs à l’équilibre incertain. C’était une ancienne possession des Peyre, puis des seigneurs de Cultures. Ses ruines, si on avait pu les sauver, serait pour le Fau une richesse de plus.

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 L’histoire du château, raconté par Auguste ROUZEYRE

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Le château, reconstitué par D. MANTRAND

Les archives départementales en ligne :

https://archives.lozere.fr/n/archives-en-ligne/n:265

Beauregard

Ce beau village perché mérite bien son nom. La famille des barons de Peyre possédait là aussi un château, souvent nommé dans notre histoire. L’église est une construction contemporaine. Elle est sous le vocable de Saint Jacques le Majeur et fut construite (en 1877 ?) avec les pierres du château.

PAROISSE DE BEAUREGARD

Cette paroisse fut démembrée de celle du Fau de Peyre et établie par ordonnance royale en date du 30 mars 1844. Elle se trouve simplement à trois kilomètres du Fau de Peyre.

Les desservants de la paroisse ont été résidants jusqu’en 1963, date à laquelle elle est desservie par le Fau de Peyre et à partir de 2000 par Aumont.

Curés

VALETTE Lazare1844-1847
JAFFUEL Pierre1847-1859
POUGET André1859-1875
MICHEL Etienne1875-1883
PAGES Jean1884-1918
VASSAL Jean-Baptiste1918-1927
MOURGUES Théophile1927-1942
ROUZEYRE Marius1945-1963
TEISSANDIER Jean-Baptiste (desservant)1963-2000
ROBERT Lucien (desservant)2000-2007
Beauregard-Eglise-Croix

Les moulins

L’agriculture sur les montagnes de haute Lozère a été, jusqu’à la guerre de 1939, une agriculture en grande partie vivrière, autarcique et comportait donc une partie assez importante de production céréalière, autant pour les hommes que pour les bêtes.
C’est ce qui explique la présence d’un grand nombre de moulins, essentiellement des moulins à eau, sur les ruisseaux mêmes les plus petits.
Souvent, ces bâtiments conjuguent maison d’habitation, étable pour environ 4 bêtes, et meulerie au rez-de-chaussée, et grenier à foin à l’étage, ce qui assure la nourriture des bêtes en hiver et l’isolation pour la partie habitée.
La plupart du temps, il y a deux meules, une pour le blé à destination de la nourriture humaine et une pour les animaux.
L’eau est amenée par un « béal », dérivation qui conduit l’eau du ruisseau vers une « gourgue ». Ensuite une conduite forcée entraîne les roues.

La commune comptait au moins 15 moulins.

[Photos à venir]

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